Bureau de notre siège social, à Nouméa, quartier de Normandie :
Il était 11h46, ce mardi 8 juillet 2008, lorsque sonna un bip, m’annonçant un SMS généralisé à tous les
portables du pays : Le président Harold Martin et les membres du gouvernement sont fiers de vous informer de l'inscription des lagons
au patrimoine mondial de l’Unesco.
Un peu avant, dans la matinée, dans la rediffusion du journal de 20h00 de France 2 du lundi 07 juillet, il avait été question aussi de
conservation à ce même patrimoine, de certaines œuvres de Vauban aux œuvres architecturales militaires d’exception !
EN fait, c’est inné en l’homme, cette tendance à être conservateur :
Garder par devers soi ce qui nous semble précieux, utile, évocateur…
On a tous nos petites habitudes, nos plis et nos replis, nos attaches.
Chacun a son épicier (Chez Nadette, par exemple – Série TV locale), son
coiffeur, son boulanger, son boucher, son fournisseur d’accès, son mécanicien, sa chaîne de radio ou de télé, son resto, sa pharmacie, son équipe de foot, son église, sa place dans la voiture,
dans une salle de ciné, sur les bancs d’église, etc.
Ce penchant ne nous est pas imposé ; c’est dans la normalité de notre quotidien, c’est plus fort que nous, c’est sentimental …
Pour revenir à notre sujet d’actualité, nous constatons que cet instinct peut rendre des services précieux, notamment sur le plan
environnemental : C’est ce qui est appréciable, dans la démarche de ces bien-aimés qui se sont mobilisés à fond, ces dernières semaines, sur l’ensemble de notre Ile de Lumière : Un
grand coup de chapeau à chacun !
UNESCO ….BRAVO !!!
Ce désir de conservation n’est pas sans rappeler, un des instincts que Dieu a placés en l’homme, lors de sa création : L’instinct
de conservation :
Celui-ci donne à l’homme la capacité de prendre soin de lui-même ; il sert également de sentinelle qui l’avertit des
dangers.
Malheureusement, à cause du péché, il fut perverti et il en résulta que l’homme devint
déséquilibré : D’une manière générale, Il se révèle égoïste, avare, mesquin, jaloux, envieux, querelleur, meurtrier…
Sombre tableau qui dépeint la réalité d’un cœur qui se prive d’un environnement spirituel de vie en Dieu et avec Dieu.
Heureusement, l’homme peut connaître un changement dans son environnement intérieur : En effet, la Bible
déclare : Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature ; les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues
nouvelles
II Corinthiens 5/17
Saul de Tarse, ultra conservateur et persécuteur de l’Eglise primitive, avait écrit ces paroles dans une de ses lettres adressées à
l’Eglise de Corinthe ; il pouvait l’affirmer haut et fort ; il en avait fait l’expérience ; lors d’une expédition qu’il voulait
punitive, destructrice pour cette communauté chrétienne, il se rendit expressément en Syrie ; sur ce chemin de Damas, il fit une rencontre personnelle avec celui-là même qu’il combattait
avec rage : Il en a été complètement métamorphosé : Jésus l’avait transformé : D’abord, son environnement intérieur (âme), puis l’être extérieur.
Devenu disciple, il s’efforça, jusqu’à la fin de sa vie, de témoigner, de prêcher et d’enseigner, que l’homme est pollué par le
péché ; il est perverti, il a besoin d’un changement radical, d’une métamorphose par l’intérieur de lui-même. (Rom.3/9-12,23)
C’est justement ce que Jésus a enseigné à Nicodème, docteur de la loi : Il faut naître
de nouveau Jean 3/1-8
Saul, appelé Paul, l’apôtre, se fixa, tout au long de son parcours, comme priorité de conserver, à tout prix, cette vie nouvelle et bénie, son salut et sa place active dans le corps de Christ, l’Eglise de Dieu.
Admirable leçon pour les disciples de l’Agneau immolé : Il faut rester attaché au Bon Berger, le Christ Jésus, Sauveur du monde
et Chef suprême de l’Eglise ; il est de notre devoir, de conserver notre foi en Dieu, notre culte personnel, notre contact quotidien avec les Saintes Ecritures, notre baptême de feu, nos
responsabilités, notre service…
Conservons bien et de tout cœur, le patrimoine spirituel, biblique et évangélique légué par Paul et les apôtres depuis l’aube de
l’histoire de l’Eglise.
Jude le définissait ainsi : La foi transmise aux saints une fois pour
toutes.
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